365 jours en Arctique

Dernière mise à jour : 31 oct.





ASIMUT : Raisons du choix de la résidence « Artistes en Arctique » :

L’essence. Une fois que chaque chose est réduite à son essence même, que reste-t-il dans l’immensité ? Je suis venue pour expérimenter une forme de communication avec les aurores boréales, toutes antennes déployées dans la nuit polaire, recevoir, ressentir, retranscrire ce qui bouge dans l’infiniment petit, en miroir de l’infiniment grand. Percevoir, danser, peindre. Au plus près du centre, contacter l’épure pour une communion entre l’intime et l’universel. Goûter cette lumière et pour un instant la faire mienne avant évaporation. Dire la beauté d’une évanescence dans l’obscurité. Être l’impermanence silencieuse et l’éternité.

En tant qu’humain, vivre, témoigner, remercier.

Inuk au coeur.


INUK : Du retour

Partir… ou peut-être pas. Comprendre que l’Essentiel se révèle dans l’épure et en pleine conscience sentir que l’on est au bon endroit. Dans l’infinie nuit, dans l’infinie lumière, vivre comme une célébration, comme un choix d’être plutôt que le néant… splendeur de la toundra en été, constellée de milliers de fleurs. Que se passe-t-il du zéro au un ? Sous quelles brumes bougent l’indicible et l’inouï ? Il est des récits que les Hommes se transmettent par le simple fait d’être vivants. Il est des espaces et des temps qui se confondent dans un souffle. Alors… rester.


Oïjha

in SUMUT, éditions Le Bateau Givre, 2018

photo Théo Giacometti